Nous ne nous lassons jamais de voir nos abeilles sortir. En ce 17 janvier, les températures étant un peu douces, nos abeilles en profitent et nous aussi.
Sur cette première vidéo nous voyons l’entrée de la ruche de Fred qu’il a équipé d’un système antifrelon de Fernando, un apiculteur espagnol qui fait parler de lui ces temps-ci 🙂
Rapidement lors de nos discussions il a été évident que nous réaliserions la gestion du système avec des microcontroleurs. Cela nous permettrait de gérer les sondes de températures mais aussi la température elle même.
Notre choix s’est porté vers le système arduino pour commencer et faire nos tests. Nous avions des composants dans les fonds de tiroir et nous pouvions déjà jouer sur cette partie. Bien entendu nous devions en parallèle avancer sur la partie biologie de l’abeille, conditions de chauffement (lent ou rapide?) l’hydrométrie … il reste du travail…
Nous avons donc décidé de monter dans un premier temps un banc de mesure avec une arduino, 2 i2C 1wire, un LM35 et un BME280 pour analyser la température dans les différents endroits de la ruche.
Les sondes 1wire sont basées sur des DS18B qui sont relativement fiables et précises à 0,5°c.
Photo de TheEngineeringProjects.com
Le LM35 quand à lui n’est pas connectable en I2C mais s’interface très bien avec l’arduino.
Et pour finir le très connu BME280 qui va nous permettre de mesurer la température mais aussi l’hydrométrie…
Ce qui nous donne cela :
De façon à exploiter cela, nous envoyons les données collectées sur le port série qui grace à l’outil putty nous permet d’enregistrer les données en format csv utilisable sous libreoffice.
Le LCD nous permet de suivre l’évolution des 4 capteurs de température pendant la mesure pour s’assurer que tout fonctionne et aussi, avouons le, nous sommes curieux 😉
Tout d’abord, avant de commencer et d’aller plus loin, quelques tests basiques ont été réalisés.
D’abord chauffer une caisse et imaginer la puissance nécessaire.
Premier test à l’aveugle, tentative de chauffage d’une caisse plastique sans aucune isolation.
Les conditions de test :
1 ventilateur pc
Fil inox de cadre (longueur donnant environ 5 ohms)
Avec batterie 12V ca donne environ 20W
Le tout dans une boite plastique de 40x40x25
La boite est passée de 22 a 28°C Température extérieur lors du test dans la maison était de 20°C La boite n’est absolument pas isolante. Pour gagner 12°C il va falloir un peu plus de puissance et mieux isoler !!
Nous avons étudié un peu plus le cas et quelques réflexions sont sorties de nos échanges:
Si je ne dis pas de bétise, sans isoler la ruche, en considérant une ruche Dadant avec des parois de 24mm de pin sur les cotes, dessus et dessous, il y aura un perte d’environ 5,74W par écart de temperature avec l’extérieur.
C’est donc la puissance nécessaire pour maintenir la temperature a 40°C
Si on fait un traitement a 10°, soit 30C d’écart, on a une perte de 172W. C’est donc la puissance de notre chauffage. La resistance pour serpent n’est pas adaptée je pense.
En revanche, en isolant la ruche ca peut changer la donne
Avec 4cm de polystyrène expansé tout autour de la ruche, la perte n’est plus que de 0.85W par degré soit 25W pour 30°d’ecart.
Un chauffage de 30W pourrait convenir en isolant la ruche.
Un etuve de laboratoire de 30l consomme 50w pour chauffer a 50°C. Ca doit donc etre le bon ordre de grandeur
Issu de la discussion des techos du rucher 🙂
Si on isole la ruche, sous 12V il faudrait une resistance de 5ohm pour avoir 27W, donc une alimentation 12V 3A pour etre tranquille. Plus la surface de la resistance est petite, plus elle va monter haut en temperature et plus il faudra ventiller fort pour pour limiter les gradients de temperatures. Plus la surface de la resistance sera grande et plus les gradients dans la ruche seront faible avec moins de risque pour les abeilles. Je preconiserai d’enlever les cadres de rive pour les remplacer par des cadres chauffants. L’ideal a mon avis serait d’avoir :
un plancher regule a 40°C
un toit regule a 40°C
2 cadres de rive regule a 40°C
Un petit ventilateur pour aider la chaleur a aller entre les cadres
Lors de nos promenades nous avons pu assister à l’ouverture des chatons de noisetiers. La photo a été prise le 18 Janvier, avant les pluies qui ont du tout rincer depuis. C’est quand même un peu tôt. Si nos avettes ont réussi à le récolter cela consiste l’une des premières sources de nourriture de l’année pour la reprise de ponte. Croisons les doigts pour qu’elles aient pu en récolter, c’est toujours meilleur que la nourriture que nous pourrons leur apporter si cela s’avérait nécessaire.
Hier, lors de notre visite au rucher nous découvrons un essaim dans les arbustes aux abords de notre terrain. Nous voila donc parti pour le mettre en ruche. C’était sans compter sur l’espièglerie de nos amies les abeilles. Elles ont désertées notre ruche que nous leur proposions pour aller se figer sur un arbre à plus de 15m. Un peu trop haut. Pas de prise pour un échelle (et c’est haut quand même)…
Nous en discutons sur notre système de « chat » interne et Bruno nous dit, « pop pop pop, je m’en occupe, rendez-vous demain 8h sur place. ». Et voila Bruno et Pascal en position pour récupérer cet essaim ce matin.
Haut… très haut….
Mais Bruno, n’étant pas un débutant, avec un outil un peu spécial…. a réussi le « presque » impossible….
un sac sur une perche, le cueille essaim….
et voila, un nouvel habitat pour les filles….
De façon à vous laisser entrevoir la passion et le bonheur de la récupération, nous vous attachons une vidéo de ce moment magique. Attention, nous ne voulons voir personne sans vareuse faire comme Bruno !!! il sait ce qu’il fait !
Vous remarquerez que nos vidéos ne sont plus sur Youtube mais sur peertube !!
Oui, la situation n’est pas simple et mérite un peu de clarification… Des études montrent que la situation actuelle est exacerbée par la destruction massive de la nature par l’espèce humaine en réduisant les espaces de vie des espèces naturelles. Donc des abeilles en essaimage ont de forte chance de venir chez vous ou chez le voisin.
En tant qu’éleveurs nous avons le droit de nous déplacer pour récupérer des abeilles pour les aider à trouver un logis, mais évidement cela ne peut se faire qu’en suivant quelques règles.
De notre côté évidemment nous devons nous munir de toutes nos autorisations permettant de justifier notre déplacement.
En parallèle nous avons mis en place un protocole permettant d’intervenir chez-vous sans risque pour vous et pour nous:
Vous restez à l’intérieur de votre domicile, nous communiquons par téléphone
Nous intervenons en tenue et avec masque respiratoire de protection. Certains d’entre nous possèdent des masques très protecteurs (plus qu’un masque standard). Nous sommes gantés et ne touchons à rien.
Nous n’intervenons pas en hauteur ou dans une situation accidentogène.
Vous tenez vos animaux de compagnie sous contrôle (avec vous).
Et voila. Rien de bien compliqué mais du bon sens 🙂
Donc si vous voyez des abeilles migrer chez vous, nous sommes disponibles pour vous aider : Téléphone : 06.42.34.46.79 / 07.81.59.68.19
Nous subissons bien évidemment encore à cette date les attaques de frelons asiatiques. Le risque est d’autant plus grand qu’avec le froid, nos abeilles ne gardent plus les entrées. Elles font la grappe pour se réchauffer, le frelon plus résistant arrive à voler et être présent.
Nous avons donc perdu pas mal de ruche en cette entrée d’hivers. Sur les photos ci-dessous on peut voir que malgré les herses plastiques, le frelon rentre tout de même et essaye de rentrer dans la ruche. Nous avons donc réduit au maximum les entrées.
Les frelons n’ayant pas pu rentrer encore, la ruche vie toujours. Une abeille frigorifiée passe la maille avec difficulté.
N’ayant rien sur place, nous avons utilisé du combustible à enfumoir : de la paille 🙂
Hop, réduction de l’entrée au maximum avec de la paille.
Un petit coté champêtre. C’est un peu fouillis car cela a été fait sans tenue et à main nue. Les frelons étaient un poil agressif mais pas de piqure.
Nous allons devoir remplacer rapidement cette paille car elle va devenir une réserve d’eau et pour nos abeilles, l’humidité est à éviter.
Stuart Roweth a créé un nouvel outil pour lutter contre la varroase qui sévit sur toutes les colonies.
Stuart ne nous dit pas que c’est révolutionnaire, il nous demande de participer (tous ceux qui le souhaitent) à une étude à grande échelle. En fait le concept est tout bête. Les abeilles aiment se gratter, se frotter et du coup suppriment mécaniquement les varroas. Dans la nature ce phénomène est facile car les troncs d’arbres ne sont pas lisses et les colonies trouvent de quoi s’épouiller. Le site de Stuart (http://www.beegym.co.uk/) vous permettra d’en savoir un peu plus mais les infos les plus intéressantes sont plutôt du coté du blog : http://beegymblog.blogspot.co.uk/
Le rucher citoyen va faire partit de l’étude et va équiper quelques ruches. Des apiculteurs du coin vont également participer ce qui fait que nous allons déployer environ 8 beegym sur la Gironde.
Cette étude doit être la plus précise et nous prévoyons donc de mesurer la chute de varroa sans le beegym et avec. Des comptages précis vont devoir alors être effectués. Si quelqu’un a un plan pour de la graisse à traire… dites nous!
En cette période de calme, les abeilles butinent… C’est une bonne occasion de bricoler.
Fabrication d’une hausse et demie hausse warré
Nous décidons de tester la fabrication d’une hausse et demie hausse mi-bois. Quelques erreurs au début et puis finalement nous prenons le pli. Nous avons encore pas mal de progrès à faire mais nous avançons.
Nous récupérons également des vieilles planches de ruches jamais montées de l’après guerre pour en faire une ruchette.
Amener des parpaings pour porter de futures nouvelles ruches.
Amener une ruche piège qui a été préparée avec des barrettes amorcées mais aussi un nourrisseur.
Amener un récipient en acier galvanisé (ancienne cocotte de stérilisation) pour réaliser un appoint d’eau conséquent.
et bien sûr regarder notre ruche !!!
Nous voila parti donc avec un nouveau passager. Un copain de l’école qui voulait voir la ruche de prêt.
N’ayant pas la clef du portail nous devons réaliser l’approche en brouette avec tout le matériel. Cela nous fera les bras!
Bien chargé !
Nous voila enfin arrivé et nous nous équipons. Bien que la Warré soit vitrée et que nous pouvons la visiter sans équipement, il y a une forte demande pour s’équiper comme les pros. Pas de problème! En avant les vareuses… en short !
Vive les shorts !!
Nous ouvrons alors la Warré pour pouvoir admirer les allées-venues.
Et l’observation commence !
Avant de partir, nous enlèverons le 3° élément du bas de la warré. Nous avions vu trop grand juste le second élément commence a se remplir… il faut chauffer tout cet espace !!
J’ai récupéré ma colonie chez un apiculteur local et nous allons la transvaser d’une ruchette Langstrot vers Warré. Pas simple.
L’espèce choisie est une espèce locale, la noire : mellifera mellifera. Cette espèce est l’espèce locale donc « endémique ». Cela correspond à ma vision de l’apiculture mais libre à chacun de voir ce qu’il veut faire 😉
Nous voila donc à plusieurs autour de la ruchette et de la ruche Warré. Transvasement des abeilles, découpe du couvain à la bonne dimension et fermeture de la Warré.
Simple mais pour une première, bien content d’avoir eu une aide précieuse d’apiculteurs expérimentés.
Le rucher citoyen part d’une idée toute bête. Pourquoi n’aurions nous pas un terrain commun pour y poser nos ruches ? Nous ne souhaitons pas tous avoir la ruche dans notre jardin, ou nous n’avons pas de place…
Le rucher citoyen est un bon moyen de partager, d’apprendre.
J’ai donc soumis l’idée à la mairie de Canéjan via une petite présentation que vous pouvez trouver ici. Certaines valeurs et infos ne sont pas neuves mais le but était d’argumenter le projet. Nous sommes en Février 2017: projet-ruches-citoyennes
La mairie est emballée et nous en discutons avec l’association des jardin familiaux. L’idée serait de faire une synergie avec eux. Trop tard, ils ont déjà pris contact avec le rucher de Cestas qui va venir leur installer une ruche. Dommage pour ce coup-ci mais cela va être une bonne occasion de partager avec le rucher de la commune voisine!
Nous décidons alors de monter un projet // non pas orienté pollinisateur pour les potager mais plus dans l’esprit initial de partage, d’apprentissage et d’hébergement de ruche. Nous nous insérons alors dans un cadre d’éducation populaire ouvert a toutes à tous.
Nous trouverons finalement l’emplacement idéal quelques semaine après grâce à l’aide très précieuse de la mairie.
Le rucher démarre
Le numéro NAPI est pris : A5020819
Nous pouvons démarrer !!
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